×

Pour un accueil citoyen et associatif des personnes réfugiées via un accès aux fonds publics

De nombreux citoyens à travers l’Europe veulent parrainer des réfugiés et leur offrir un lieu sûr et l’opportunité d’une vie nouvelle. Nous voulons que la Commission accorde un soutien direct aux groupes locaux qui aident les réfugiés obtenant un visa pour l’Europe.

En savoir +

Existe-t-il un risque que les programmes de sponsoring privés endossent les responsabilités des États membres ?

C’est exact et l’ICE ne demande pas à ce que le parrainage privé devienne la seule voie légale pour que les réfugiés arrivent en Europe. Pour cette raison cette campagne vise à autonomiser les citoyens, de sorte qu’indépendamment du regroupement familial, le parrainage privé est le seul régime susceptible d’être exploré pour donner aux citoyens européens le pouvoir d’accueillir des réfugiés. Évidemment, il ne doit jamais remplacer les programmes de réinstallation mis en place par les États membres, mais offrir une voie légale supplémentaire. Il est en outre possible d’établir un système par lequel toute place offerte par des citoyens dans le but de parrainer des réfugiés est complétée par une place de réinstallation offerte par l’État. Bien que les États membres décident du nombre de réinstallations, la charge de l’intégration incombe souvent aux villes et aux organisations de la société civile. Bon nombre de villes et de citoyens ont demandé de l’aide afin d’améliorer les conditions d’accueil et d’intégration. Cette ICE demande que les citoyens et les communautés locales puissent avoir accès au financement du Fonds « Asile et migration » (AMIF) pour apporter un soutien matériel adéquat aux réfugiés parrainés pendant un an en moyenne.

Qu’est-ce que le fonds européen AMIF ?

Le Fonds Asile, Migration et Intégration (AMIF) est un programme de l’Union européenne pour contribuer à la gestion « efficace des flux migratoires ainsi qu’à la mise en œuvre, au renforcement et au développement de la politique commune en matière de d’asile, de protection subsidiaire et temporaire, d’intégration et de migration ».

Pourquoi promouvoir le « parrainage » en matière d’accueil des personnes réfugiées est souhaitable ?

Le fait de « parrainer », pour un laps de temps déterminé, dans la cadre du processus international de réinstallation, des personnes réfugiées est une expérience souvent enrichissante pour toutes les personnes impliquées. Parrainer signifie entre autres offrir un soutien en termes de logement, de vêtements, de nourriture mais surtout un soutien social et affectif. L’accueil individuel par des particuliers (et non dans des structures collectives étatiques comme c’est le cas majoritairement en Belgique) permet d’améliorer les conditions d’accueil des personnes et familles réfugiées. Le tissage de liens sociaux entre réfugiés souvent stressés et vulnérables à leur arrivée et personnes résidentes depuis longtemps dans le pays d’accueil est essentiel. Il porte ses fruits sur le court et long terme en matière d’autonomie, d’insertion socio-économique et de cohésion sociale.

Demander le parrainage de la communauté ne modifiera pas le nombre de réfugiés qui arrivent en Europe : pourquoi ne pas demander un plus grand nombre de réinstallations ?

Les institutions et les États membres de l’UE travaillent actuellement à l’élaboration d’une réglementation visant la création d’un programme de réinstallation européen. Nous avons décidé de ne pas formuler de demandes pour lesquelles il n’existe pas d’instruments clairs ou qui sont en cours de révision ou d’évaluation. De plus, la Commission européenne a demandé aux États membres de s’engager à fournir des places de réinstallation au début de l’année 2018 pour 30 000 réfugiés dans un délai de 2 ans. Que ce soit suffisant ou pas, ces décisions doivent être soutenues et perçues comme un signe positif en faveur de la réinstallation qui mérite d’être encouragé. Dans cette perspective, accroître encore le positionnement de citoyens en tant que « partenaires » des gouvernements et montrer qu’ils souhaitent prendre leur part de responsabilité semble être une stratégie plus efficace.

Le parrainage privé concerne seulement une très petite part des personnes (les plus vulnérables, qui nécessitent une protection internationale), de sorte qu’il ne répond pas au besoin de voies légales suffisantes et significatives pour toutes les catégories de migrants. Demandons-nous une augmentation des canaux de migration de main-d’œuvre ?

Nous avons décidé de ne pas formuler de demandes pour lesquelles il n’existe pas d’instruments clairs ou qui sont en cours de révision ou d’évaluation. Durant la préparation de l’ICE, il s’est également avéré compliqué de trouver une position commune sur les canaux de migration de main-d’œuvre. L’adoption de règles équitables en matière de migration de main-d’œuvre au sein de l’Union européenne est critique. Les travailleurs migrants qui s’installent et travaillent en Europe sont de plus en plus nombreux. Ils méritent un traitement correct. Les dirigeants européens devraient donner la priorité à cette problématique. En effet, nos sociétés sont vieillissantes et les travailleurs migrants sont déjà nécessaires dans toutes les catégories d’emplois critiques. Nous demandons dès lors à la Commission européenne d’envisager une nouvelle législation pour pallier les lacunes du cadre migratoire de l’UE, pour réglementer les secteurs critiques moyennement et faiblement qualifiés et garantir un traitement égal de ces travailleurs afin d’éviter l’exploitation de la main-d’œuvre.

Restons en contact

A propos

Mettons la justice migratoire au cœur de l’agenda politique européen. Signez l'initiative citoyenne européenne (ICE). Une action menée au niveau européen par des dizaines d'associations.

En savoir +

Contact

Quai du Commerce 9, 1000 Bruxelles

+32 (0)2 250 12 30